Pierre Penel, résistant et maquisard.

Pierre Penel

 

J’ai publié le texte qui suit dans la revue L’Araire, qui traite de l’histoire et du patrimoine du Pays lyonnais (où se trouve la commune où habitait Pierre Penel). Ayant cultivé, comme tous mes proches, le souvenir de Pierre, ou plutôt : ayant été élevé dans son souvenir par ma mère Yvonne, sa soeur, j’ai donc trouvé un jour, plus de soixante ans après sa disparition, des pages pour recueillir son souvenir dans cette revue locale. Auparavant, ma mère avait édité pour ses proches une brochure destinée à fixer son souvenir chez les plus jeunes des descendants de la famille.
Dans le culte familial, « tonton Pierre » (je l’ai connu brièvement, si brièvement que je n’en ai point conservé d’image en mémoire, parce que peut-être le rappel incessant dans ma prime enfance de Pierre, joint à sa photo qu’on nous montrait quotidiennement, a pu effacer l’image vivante que nous pouvions en avoir) était un héros. Depuis toujours, son arrestation, ses interrogatoires, son transport vers Buchenwald (que la maman prononçait ‘Bukènoualde’), sa mort sans soins dans un froid terrible nous étaient expliqués et commentés dans les larmes.