un jour, j’appris la langue des oiseaux

Un jour,
J’appris la langue des forêts,
Un jour,
J’appris la langue des oiseaux,
Dans l’ombre de la nuit,
Je me fis rossignol,
Au creux des charmilles,
Je me fis mésanges,
Un trou dans un mur,
Et je naquis queue-rousse,
L’aile des hirondelles
Fût mon berceau,
Ah, que ne suis-je moineau,
Fidèle compagnon des humains,
Pie ou merle,
Hôtes de nos jardins,
Que ne suis-je colvert,
Glissant sur les flots,
J’ai longtemps rêvé,
Héron,
Sur les étangs des Dombes,
J’ai longtemps rêvé,
Cygne majestueux,
Descendant le Rhône,
J’ai souvent été oie sauvage,
Venue de Scandinavie,
Pour passer l’hiver,
J’ai été parfois grue,
En route vers les chaudes terres d’Afrique,
J’étais l’esprit des airs,
De la terre et de l’eau,
Un jour,
J’appris la langue des oiseaux,
Et comme eux,
Un jour,
Je partirais,
Libre et sans attaches.

à mes pieds

A mes pieds,
La vallée,
A mes pieds,
La lumière
Joue avec
Le soleil,
Pas encore né,
Je marche
Sur les nuées,
Là-haut,
Où ma vision
Se perd,
Reflets et ombres
De la colline,
Mon regard
Se fait arbres,
Mon regard
Se fait rivière,
Je flotte,
Sur l’aile des nuages,
J’attends,
Dans l’immensité,
Le maître
De l’existant,
Dévoilant le monde,
A mes pieds.

obscurité

Obscurité,
Je vivais
Au creux de l’obscurité,
Obscurité,
Telle était
Ma patrie,
Oiseau,
Sans ailes
Et sans yeux,
Et puis,
Du fond
De l’eau,
Du fond
De ma mémoire,
Tu surgis,
Fendant
La mer
De mes souvenirs,
Orage,
Un éclair
Soudain venu
Sur mon front,
Déchirant
Le voile,
Les ténèbres,
Lueur,
Aurore,
Alors,
Je te vis,
Solaire,
Un rossignol
A chanté,
Un rossignol
Est entré,
A jamais
Dans mon cœur.

forêt vierge

Vert,
Fièvre
De la forêt vierge,
Cacatoès et perroquets,
Je suis née,
Au sein
De cette forêt,
Toute bruissante
De sons
Et embaumée d’odeurs,
Sur moi,
Dès le berceau,
S’est penchée
L’aile puissante
Du Condor,
Sur moi,
Dès le berceau,
Se sont penchés
Hommes et animaux.
Je suis
L’Enfant du Vent
Qui souffle
Dans la ramure,
Je suis
L’Enfant de l’Eau,
De l’onde,
Je naquis,
Je suis
L’Enfant de la Terre,
Forte et fière,
Mon esprit vogue
Au gré des flots,
De ce fleuve,
Tumultueux,
Mon âme vogue
Au gré des Esprits
Végétaux et animaux.
Je suis la Grenouille,
Je suis le Toucan,
Je suis la Canopée,
Je suis l’arbuste,
Juste né,
Tout autour de moi est
Symphonie, musique,
Chant de la Nature,
Je suis
Au sein d’un monde
Qui se recueille
Et m’accueille,
Comme si
J’étais l’un des leurs,
Je suis le fruit
De leurs entrailles,
Et c’est tout juste
Le temps des relevailles,
Terre-Mère,
Je porte ton nom,
Là,
Gravé,
Au plus secret,
De mon cœur

une journée dans les Monts du Lyonnais

NOUTRON PAYI

Noutron payi, « Notre pays », hymne du Pays Lyonnais, a été composé sur l’air de l’hymne de nos amis dauphinois, « Los Dauphinois sont de magnauds terriblos », à la suite d’une rencontre francoprovençale régionale. C’est l’œuvre du groupe « Los Fagotchis » de la M.J.C. de Saint-Martin en Haut, qui entretient la langue du pays avec ceux qui l’aiment et prend volontiers en charge les personnes qui désirent s’initier à notre joli francoprovençal lyonnais en conversations, création théâtrale et chansons. Si le cœur vous en dit !

REFRAIN
Refrain
Noutron payi é plein de jôye miye
Notre pays est plein de jolies fillettes,
Et de garçons que son fran vigoreu !
Et de garçon qui sont en bonne santé !
Veni don bère ina got’in famiyi
Venez donc boire une goutte en famille,
Et decuri lo Payi Liyoneu !
Et découvrir le Pays Lyonnais !

1.
1
O bons amis, vo « magnauds » de l’Iséra,
O bons amis, « magnauds » de l’Isère,
Ayi adu voutra bela chanson,
Avez apporté votre belle chanson,
Et vo sayi, j’an fran invia de fére
Et vous savez, nous avons bien envie de faire
La méma chouza à noutra façon !
La même chose à notre façon !
Conussi-vo la féta d’le frambouézes
Connaissez-vous la fête des framboises
Que tous los ans, se pôsse vé Turïn ?
Qui tous les ans se passe à Thurins ?
Si vo volyi nin profitô na brèza,
Si vous voulez en profiter un peu,
De la jornô, vo n’regretari rin !
De la journée, vous ne regretterez rien !

2
2
Noutron pays, çu pitchi coin de Franci
Notre pays, ce petit coin de France,
Moins bien connu que çartaines régions,
Moins bien connue que certaines régions,
A joint portant dueu villes d’importanci
Joint pourtant deux villes importantes
Que son Sant-Etcheune et pu Liyon !
Qui sont Saint-Etienne et Lyon !
Montô din-n’ô pa prindre lo bon’ar
Montez en haut pur prendre le bon air,
Profitô nin pa fére na randonnô
Profitez-en pour faire une randonnée,
Arpintô los adreu coma lo zinvar
Arpentez les adrets comme les ubacs,
Sayi çartin : vos ne regretari pô !
Soyez sûrs : vous ne le regretterez pas !

3
3
De le Cortchine, l’Arbepïn, San Andri,
Des Courtines, de l’Aubépin, de Saint-André,
Pa ïn tin quiôr, vo poyi contimplô
Par temps clair, vous pouvez contempler
Lo Mont-Blanc, lo Forè, lo mont Pilô –
Le Mont-Blanc, le Forez, le mont Pilat,
O ne po pô comptô tant de cliochi !
On ne peut compter tant de clochers !
Si din l’hivar quôque vè o bisaye
Si en hiver parfois souffle la bise,
Pregni patienci, revegni ou printemps
Prenez patience, revenez au printemps,
Et quand adon lo payi revardaye
Et quand alors le pays reverdit
Et que parto lo tropiau son in champ.
Et que partout les troupeaux sont en champ.

4
4
Din lo payi, je fon de bele féte,
Dans le pays, nous faisons de belles fêtes,
Son et yumir’ ou bor de Rachifôrt,
Son et lumière au bourg de Rochefort,
Et pu vé Meys i ne son pô in reste,
Et puis à Meys, on n’est pas en reste,
Mé de trente ans qu’o môrche toujor fôrt –
Plus de trente ans que ça marche toujours bien –
Si vos amô vère de viye pire,
Si vous aimez voire de vieilles pierres,
San-Saphurïn n’in manque pô, o n’y a!
Saint-Symphorien n’en manque pas, il y en a !
Longi la Couézi, remontô la reviri
Longez la Coise, remontez la rivière
Et travarsô ou bor de Reviya.
Et traversez au bourg de Riverie.

5.
5.
No privon pô de fére quôques ripaiyes,
Ne nous privons pas de quelques ripailles,
Quand vient lo moment de touô lo cayon,
Quand vient le moment de tuer le cochon,
Je lo buquion avoué dou quié de payi,
Nous le flambons avec deux poignées de paille,
Pa çu moyen lo lôr é çarte bon –
Par ce moyen, le lard et très bon –
Que de meuyou qu’ïn jesus ou na roseuta
Quoi de meilleur qu’un jésus ou une rosette
Ou ïn jambon salô, sechi ïn an
Ou un jambon salé, séché un an,
In’ ou de china ou bien na couteleuta
Un os d’échine ou bien une côtelette
Et lous bodjïns fricassi son friands.
Et les boudins frits sont délicieux.

6
6
Vo voilli bère quôque bonnes boteuyes
Vous voulez boire quelques bonnes bouteilles,
Allô charchi dou lô de Miyeri !
Allez chercher du côté de Millery !
I san fabriquô lo jus de la treuyi
Ils savent fabriquer le jus de la treille,
Mém’ a San Bé, poyon vo nin forgni –
Même à Sain Bel, ils peuvent vous en fournir –
O y a ïncore to plein de bonnes chouses,
Il y a encore une foule de bonnes choses,
De bon peru dou lô de San Dedji,
De bonnes poires du côté de Saint-Didier,
Et pu de parses que son totes rouses
Et puis des pêches qui sont toutes roses
Et que rabondon outor de Soci.
Et qui abondent tout autour de Soucieu.

7
7.
Vé Izeron, o n’y a pôs que de churottes,
A Yzeron, il n’y a pas que des chevrettes,
De garipiôle et de viu chôtagni,
Des garrigues et de vieux châtaigniers,
Et si n’é pô toujor drètchi la rota,
Et si la route n’est pas toujours droite,
O vô quand mémo la pena d’y vegni !
Il vaut quand même la peine d’y venir !
Lo devèssè, avisô le yumires
Le soir, contemplez les lumières
Que breuyon din la villa de Liyon,
Qui brillent dans la ville de Lyon,
Et si adon, o ne vé pô Forvire,
Et si alors on ne voit pas Fourvière,
Ol aparçu quand mémo lo grayon !
On aperçoit quand même le « crayon » !

8
8
Ou codo jamais je n’on ina rogni,
Au coude jamais nous n’avons de croûte,
Ou travar j’y van pô a reculon,
Au travail, nous n’y allons pas à reculons,
Avoué conscienci je fon noutra besogni,
Avec conscience, nous faisons notre tâche,
O se sa bien din tota la région –
Cela se sait bien dans toute la région –
In’ intreprèsa a besoin de manoures,
Une entreprise a besoin d’ouvriers,
Din lo payi, le chôrche a n’imbauchi
Dans le pays, elle cherche à en embaucher,
Et i son sur que je faron bien l’oura
Et ils sont sûrs que nous ferons bien l’ouvrage
Et qui n’aran rin a nos reprochi !
Et qu’ils n’auront rien à nous reprocher !

piaillée 55

Le fameux calendrier des Mayas du Mexique semblait prévoir la fin du monde pour le 21 du mois, ce qui faisait vendre du papier aux journaux et donnait de l’audimat aux médias. Le Glaude, toujours « branché » sur la télé, est sensible à ces bruits, mais heureusement, sa voisine est là pour le rassurer.

 

On peut noter dans leur dialogue une différence entre le francoprovençal et le français qui intrigue et amuse toutes les générations : « serpint » (serpent) est féminin, alors que « vipéro » (vipère) est masculin (ce qui fait que le fameux monstre du Loch Ness est une dame – et pourquoi pas ?). Il en va de même pour « la livra » ou « la liura » (« la lièvre » des chasseurs du pays).

 

On notera aussi que « fantouma », qui en fait est plus un mannequin ou un épouvantail qu’un revenant, est également féminin. Cela dit, la grand-mère du Glaude lui disait, en plaisantant à demi : « O, je ne volo pâ descindre à la cava, j’è pou, o i a certes ina fantouma lè ! (« Oh, je ne veux pas descendre à la cave, j’ai peur, il y a sûrement un fantôme ! »)

 

Mais il est possible que ce féminin soit dû à la désinence –a du mot d’origine (« phantasma », ou peut-être « phantagma », vision, imagination en dialecte phocéen), qui a été employé par les Grecs de Marseille, qui fondèrent la ville au VIe siècle avant notre ère. Ce terme passé dans la langue provençale du Moyen-âge « remonta » vers le nord, d’où notre francoprovençal « fantouma », qui a gardé le « -a » et donc le genre féminin qui lui correspond en principe.

 

 

 

 

La piâilla francoprovinçala

 

« Mme Louise, creyis-vos à la fin dou mondo ? – Le vindra quand-se, mon Glaudo. – Justamint, j’è demandâ ou Marius perque don qu’al apointâve sa forchi et inchaplâve sa dayi, qu’o n’é pâ fran lo timps de se nin servi. ‘O i é per parâ los Martiens, que van devalâ lo vingt-ion, coma i zou diont dins lo jornau. Et je m’in voué allâ vé lo notéro per fére inregistrâ mon testamint. – A ne vodra pâ, mon pouro Marius. – Ah ? Perque don ? – Si a murè coma los autros, a n’ara pâ fauta de ta pugna de sous’. A m’a oussitout viri lo dous… – Per in coup, t’âs bien parlâ, mon Glaudo ! Cela fin dou mondo annonci – qu’i diont – per los Mayas, o me rappele l’histoire de la serpint dou Loch Ness. – J’ai bien vu de vipéros ou de giclos, mais jamé de serpint dou Loquenièce. – O i éte ina serpint d’éga géanta que los jornaux n’in parlâvont ou mè d’oût, quand o n’i ayet pâ bien à contâ. Et i la fésiant mémo vère in foto… – Je compreno bien, Mme Louise : vorindret, o i a tant d’abonda dins l’actualitâ qu’o n’a pâ à cherchi incore de râfoles ! – Ma fa, vetia mé in bon filosofo ! – Quon qu’o i é incore, cela béti ? Vos n’ayis don pâ pro avoué voutra fantouma de serpint ? »

 

A la semana que vint !

 

Lo Glaudo

 

La causette francoprovençale

 

« Mme Louise, croyez-vous à la fin du monde ? – Elle viendra en son temps, mon Glaude. – Justement, j’ai demandé au Marius pourquoi il affûtait sa fourche et battait sa faux, car ce n’est pas bien le moment de s’en servir. ‘C’est pour chasser les Martiens, qui vont atterrir le 21, comme ils le disent dans le journal. Et je vais aller chez le notaire pour faire enregistrer mon testament. – Il refusera, mon pauvre Marius. – Ah ? Pourquoi ? – S’il disparaît comme les autres, il n’aura pas besoin de ta poignée de sous’. Il m’a aussitôt tourné le dos… – Pour une fois, tu as bien parlé, mon Glaude ! Cette fin du monde annoncée prétendument par les Mayas me rappelle l’histoire du serpent du Loch Ness. – J’ai bien vu des vipères ou des couleuvres, mais jamais de serpent du Loquenièce. – C’était un serpent d’eau géant dont les journaux parlaient en août, quand il n’y avait pas grand-chose à raconter. Et ils le montraient même en photo… – Je comprends bien, Mme Louise : en ce moment, il y a tant de choses dans l’actualité qu’on n’a pas besoin de chercher encore des sottises ! – Ma foi, quel bon philosophe que voilà ! – Qu’est-ce encore que cette bête ? Votre épouvantail de serpent ne vous suffit donc pas ? »

 

A la semaine prochaine !

 

Le Glaude

 

 

piaillée 54

Cette piaillée n° 54 nous donne l’occasion de parler d’une forme populaire de français local, la « langue de Guignol », que l’on confond souvent, sous le nom de « lyonnais », avec le francoprovençal dans sa variété lyonnaise (qui n’est pas de la ville de Lyon, mais du Pays lyonnais). D’où le quiproquo dont fait état le Glaude. La parenté entre le francoprovençal, disparu du langage urbain de Lyon à la fin du XVIIIe siècle, et la langue d’aujourd’hui dite « lyonnaise », réside essentiellement dans des mots, comme celui de « gone » (jeune garçon) que cite le Glaude.

 

La présente piaillée est aussi un hommage ému de l’auteur de ce texte à son ami Jean-Guy Mourguet, homme de théâtre et montreur de marionnettes, disparu en 2012, et effectivement admirateur des « roses crémières » du Glaude dans sa cour villageoise des Monts du Lyonnais.

 

Tous les usages linguistiques évitent de nommer la mort et recourent à des périphrases, parfois humoristiques. C’est ainsi que le Glaude emploie la locution « a nos a dét à la revuya », que tous comprendront. Par contre, « levâ la varna » reste énigmatique. Certes, on pense à « levâ le broches », littéralement « lever les pattes », pour lequel point n’est besoin d’explications. Mais si l’on sait que « la verna » désigne un arbre du bord de l’eau (verne ou aulne), cette locution attend des éclaircissements. Mystère !

 

 

 

 

 

La piâilla francoprovinçala

 

« Mme Louise, je bevien pot avoué in copain, quand o m’a demandâ quina linga que nos parlâvons. – ‘Lo francoprovinçal dou Liyonès’, que j’è fat, ou ‘lo liyonès’, si vos amâs mi. – Mé nos sons de Liyon, nos pârlons lo liyonès, et o ne simble pâ lo voutron !’ (i désiant certes tot cin in francès). Vos qu’étes savanta, poyis-vos me bailli d’explications ? – Te sâs, mon Glaudo, à Liyon, i parlâvont dimpu toujors lo francoprovinçal, et quand i n’ant perdu l’usajo, o i a in cuchon de mots qu’il ant gardâ, qu’o fat la linga de Guignol. – Ah oua, Guignol, lo copain de Gnafron ! I me fésiant d’abôrd rire, quand nos étians gonos ! – Eh bien nin vetia ion, de mot liyonès que vint dou francoprovinçal ! – O Mme Louise, à propous de gonos, o n’i a ion que nos a d’abôrd dét à la revuya ! – Te pârles dou Jean-Guy Mourguet, qu’a levâ la verna, lo darri descindant dou Laurent, qu’invintit Guignol in 1808. Te te sovins de quand al éte venu nos vère iqui et qu’a nos fésit de complimints su noutres ‘roses crémières’… – Ah oua ! a nos a bien fat rire. Et arrimé, quand j’avisarè de roses tremires, je songirè à tot ce qu’al a fat per los gonos de pertot et per Guignol et Gnafron… »

 

A la semana que vint !

 

Lo Glaudo

 

 

La causette francoprovençale

 

« Mme Louise, je prenais un verre avec un copain, lorsque on m’a demandé quelle langue nous parlions. – ‘Le francoprovençal du Lyonnais’, ai-je dit, ou ‘le lyonnais’, si vous préférez. – Mais nous sommes de Lyon, ont-ils répondu, nous parlons le lyonnais, et il ne ressemble pas au vôtre !’ (ils disaient cela en français, bien sûr). Vous qui êtes savante, pouvez-vous me donner des explications ? – Tu sais, mon Glaude, à Lyon, on parlait depuis toujours le francoprovençal, et quand on en a perdu l’usage, on a gardé une foule de mots, ce qui constitue la langue de Guignol. – Ah oui, Guignol, l’ami de Gnafron ! Ce qu’ils me faisaient rire, quand nous étions gones ! – Eh bien, en voilà un, de mot lyonnais qui vient du francoprovençal ! – O Mme Louise, à propos de gones, il y en a un qui vient de nous dire adieu ! – Tu parles de Jean-Guy Mourguet, qui vient de décéder, le dernier descendant de Laurent, qui inventa Guignol en 1808. Tu te rappelles qu’il était venu nous voir ici et qu’il nous complimenta sur nos ‘roses crémières’… – Mais oui ! il nous a bien fait rire. Et désormais, quand je regarderai des roses trémières, je penserai à tout ce qu’il a fait pour les ‘gones’ de partout et pour Guignol et Gnafron… »

 

 

A la semaine prochaine !

 

Le Glaude