indoeuropéen

 

Donc l’indoeuropéen, divisé en celte, germanique, slave, latin, grec etc. a, nous dit-on et nous imprime-t-on dans les années 50-60, déferlé du nord, avec ses déclinaisons, sa phonologie, sa mythologie (voir Dumézil et son ingénieuse « triade indoeuropéenne », qui n’en peut mais !). Les Grecs, qui ont parlé très anciennement une langue proto-méditerranéenne, d’où des mots tels que thalassa, la mer, (w)anax, roi, ou des mots terminés en –inthos, ont adopté, disent les ouvrages, une langue d’envahisseurs à cheval, grands et blonds comme le blond Achille, sans doute à l’origine des Doriens. Quant aux Latins et aux Italiques, même chanson. La structure de ces pays, enracinés au nord, facilitent de telles hypothèses. On arrive même à trouver des parentés qui corroborent cela. Si le grec aspis, bouclier, correspond phonétiquement à l’allemand Espe, tremble, c’est que le nom de cet arbre du nord, servant à confectionner des boucliers, a perduré dans l’armement en question, alors que l’arbre n’existe pas sous le climat de la Grèce. C’est ingénieux, mais y a-t-il jamais eu des boucliers en bois de tremble ? Point n’est besoin d’âge et de science : petit élève, je vois plutôt une armature légère tenant un umbo central de bronze autour duquel sont tendues des pièces de cuir, comme les professeurs nous le décrivent. Mais lorsqu’on suit une idée, on n’en est pas à un arbre près…

 

 

Indoeuropéen

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