Alimentation. Hommage autobiographique au régime végétarien.

Alimentation.
Hommage autobiographique au régime végétarien.
L’Occupation.
Nous habitons aux Brotteaux, rue Tête-d’Or, dans un appartement dont les fenêtres et les plafonds sont très élevés. C’est un ancien appartement-atelier de canuts, selon le modèle déterminé par les métiers Jacquard, comme il y en a dans ce coin des Brotteaux, dans des maisons édifiées vers 1820. La pierre d’évier est de grès, le chauffage est dispensé par la cuisinière en tôle, du moins lorsqu’elle est alimentée du bois qu’on lui apporte, en particulier de sacs de « belins », pommes de pin que toute la famille va ramasser par nécessité dans les bois des Monts du Lyonnais à la fin de l’été ; les cabinets à la turque, exposés à l’air de la cour, ouvrent sur un repos, entre deux volées d’escalier, et on y vide de temps à autre un broc d’eau. En bas, dans l’allée, un petit canal latéral conduit les eaux de vaisselle vers l’extérieur, jusque dans la rigole de la rue. Dans la cuisine, un étendage de fils de fer fixés dans un cadre de bois est hissé vers le plafond par l’intermédiaire d’une poulie, le linge y sèche, et aussi les épluchures de raves, que l’on appelle « champignons » et qui, revenues à la margarine, constituent un plat familial.

Alimentation

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